mercredi 23 mai 2018

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dimanche 20 mai 2018

Dieu comme Souffle, pour nous habiter et nous transformer

Lectures bibliques : Lc 15, 1-8. 22-24 ; Jn 15, 1-12 ; Ac 2, 1-12 = voir textes, en bas de page
Thématique : Pentecôte… Dieu se donne comme Souffle, pour nous habiter et nous transformer.
Prédication de Pascal LEFEBVRE / Tonneins, le 20/05/18  / Culte avec Baptême de Nathalie. 

Chers amis, 

* Savez-vous que vous êtes la centième brebis - la brebis de valeur, unique aux yeux de Dieu - pour laquelle il quitte provisoirement toutes les autres, pour la chercher et la sauver ?

Savez vous que vous êtes la pièce d’argent perdue - la pièce unique et précieuse - pour laquelle Dieu se met en quête, remue ciel et terre, en vue de la retrouver ?

Savez-vous, enfin, que vous êtes cet enfant - ce fils cadet (le fils prodigue), parti au loin, pour expérimenter la vie, avec ses joies et ses misères - pour lequel Dieu attend patiemment, éprouve de la tendresse et de la compassion, jusqu’à vous accueillir sans condition, sans un seul reproche, pour vous couvrir de baisers et vous inviter à la joie de la fête ?

Voilà qui vous êtes - voilà qui je suis, voilà qui est Nathalie (la personne baptisée en ce jour) et qui nous sommes, aux yeux de Dieu  - : 
des personnes précieuses, qu’il vient chercher et trouver, lorsqu’elles s’éloignent ou lorsqu’elles s’égarent. 

L’Evangile nous apprend que c’est alors la fête qui domine quand les retrouvailles ont lieu… c’est comme un grand banquet : 
C’est la joie dans le ciel pour Dieu, lorsque celui qui était perdu - qui était comme mort - est retrouvé. C’est comme s’il était revenu à la vie… à une vraie vie - une vie nouvelle - avec Dieu. 

Ce sont là toutes les images positives que Jésus nous a transmis au sujet de Dieu. C’est là la Bonne Nouvelle de l’Evangile : 
Dieu nous aime… il nous attend… il nous recherche… il est irrémédiablement lié à nous, par son amour et sa compassion. 
Il veut que nous vivions en communion avec lui. 

Oui… non seulement Jésus, le Fils de l’homme, est venu chercher et sauver ce qui était perdu (cf. Lc 19,10)… mais Dieu lui-même le fait… il nous attend … Il nous veut avec lui. 

C’est merveilleux - chers amis - de nous savoir aimés de Dieu, sans condition.
C’est cette découverte de la Grâce de Dieu qu’ont expérimenté autrefois des hommes troublés et inquiets comme Paul (Saul de Tarse) ou comme Martin Luther… et, un jour, ils ont découvert l’Evangile : la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour chacun de nous. 

Cela les a libéré et a changé leur vie. 
Ils ont compris que Dieu n’est pas un juge, qui nous attend au tournant… mais une Force d’amour, qui nous ouvre à la confiance… et ils sont devenus des témoins… des hommes de foi… Ils se sont mis, eux aussi, a proclamer les merveilles de Dieu.

* Dans le livre des Actes, nous venons d’entendre ce récit où les disciples vivent une expérience spirituelle : une expérience d’extase, de communion avec Dieu. 

Ils expérimentent, eux aussi, certainement, dans leur coeur cet amour de Dieu pour eux… ils le ressentent, ils le reçoivent, ils le vivent… et ils en sont transformés… soulevés… illuminés… au point qu’ils proclament les « merveilles de Dieu ». 

A quoi Luc fait-il référence lorsqu’il parle des « merveilles de Dieu » ?
On ne sait pas précisément.

Il fait peut-être allusion à l’amour de Dieu, à la communion avec son Esprit, son Souffle… à cette expérience spirituelle qui, tout d’un coup, a illuminé la vie des disciples. 

Il fait peut-être aussi allusion à la résurrection du Christ… au fait qu’à travers Jésus, les disciples ont fait l’expérience d’un Dieu de vie… qui soulève nos existences… un Dieu qui peut nous relever en toute situation, dans la vie, et même au-delà, par delà la mort : 
C’est l’annonce de la résurrection… d’un Dieu dont l’amour est plus fort que la mort. 

Dès lors, si Dieu nous aime pour l’éternité…  (comme l’a révélé Jésus)…la mort perd son caractère absolu et tragique… la mort n’est plus qu’un passage, une pâque. 
C’est merveilleux de savoir que nous sommes aimés à jamais… savoir que notre âme est liée à Dieu, pour toujours. 
Au-delà de la finitude de notre être biologique, au-delà de la matérialité, notre âme est en communion avec Dieu… quoi qu’il arrive. 

La Bonne Nouvelle de l’Evangile - les « merveilles » annoncées par les disciples à propos de Dieu - c’est certainement tout cela : 

Ce jour-là, ces hommes ont expérimenté ce que Jésus était venu révéler : 
le visage d’un Dieu d’amour, qui ne tient pas compte de nos fautes, de nos erreurs, de nos péchés… un Dieu qui ne tient pas compte de notre passé, de nos culpabilités, de nos fausses routes… un Dieu qui transcende toutes nos morts. 

Ils ont reçu Dieu comme une Force de vie qui nous entraine… qui nous libère… qui désire vivre, agir et être, en nous, dans notre intériorité, dans notre vie. 

Je crois que c’est cela qui a pu étonner tous les auditeurs des disciples en ce jour de Pentecôte : 
Ce n’est pas seulement une question de mots qu’ils entendaient dans leur propre langage, dans leur « langue maternelle » (cf. Ac 2,8), ou un phénomène de glossolalie (c’est-à-dire de parler en langues). 

Ce jour là, tous ces gens autour des disciples ont dû ressentir la présence du « feu » de Dieu (comme des langues de feu, nous dit Luc), la présence du Souffle divin, à travers ces hommes de Galilée. 

Ils ont expérimenté la présence de Dieu, à travers des visages humains.
Ils ont senti et entendu un vent - un Souffle - de liberté, de salut, de vie… Ils ont senti, à travers ces disciples du Christ, que Dieu avait soufflé quelque chose de lumineux, de brulant, d’intense et de rayonnant…
… Et c’est cela qui les a troublés, déconcertés, étonnés, interrogés. 

En nous racontant cet épisode hors du commun, Luc cherche certainement à nous faire comprendre que l’Esprit de Dieu, qui était sur Jésus, s’est maintenant répandu sur ses disciples. 

Ce jour là, ils sont devenus comme des petits « Christ »…  ils ont vécu ce que Jésus avait vécu avant eux… ils ont expérimenté la présence du divin de l’intérieur, en eux-mêmes. 
Ils se sont sentis pleinement aimés, libérés, confiants, sauvés… au point qu’ils ont pu transmettre la merveilleuse Nouvelle de la présence de Dieu, offerte à tous. 

Cette Bonne Nouvelle, c’est la nouvelle d’un Dieu vivant qui est don de soi. 
C’est la nouvelle d’un Dieu qui se donne, qui se communique, qui s’offre à tous. 

Chers amis… il me semble que c’est à cela que nous sommes appelés, nous aussi, dans notre vie : à laisser de la place à Dieu, pour expérimenter la présence de son Esprit en nous, dans notre intériorité, dans notre vie… expérimenter Dieu comme Souffle… qui agit en nous… qui vient soulever notre vie, la ressourcer, la libérer, l’ouvrir à la confiance, à l’espérance et à l’amour. 

* Dans l’évangile de Jean, Jésus parle aussi de cette communion avec Dieu et avec lui-même, en tant que Christ… à travers l’image du vigneron (Dieu), de la vigne (le Christ) et des sarments (nous-mêmes, les disciples). 

Il indique que pour porter du fruit… - les fruits de l’Esprit sont explicités par Paul dans la lettre aux Galates (Ga 5,22) : les fruits de l’Esprit sont l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi… - … pour porter ces fruits de l’amour, il est nécessaire d’être soi-même connecté à la Source d’amour qu’est le Christ… il faut que les sarments, que nous sommes, restent attachés à la vigne, à Jésus, en tant que porteur de l’Esprit de Dieu. 

Si nous sommes branchés, connectés, en communion avec le Christ, alors on est nourri de l’essentiel : on se sent aimé ; on a une source intarissable de paix, de joie, de réconciliation, de consolation, de compassion, d’altruisme… qui vient directement de Dieu. 

Dans ce discours qu’il adresse à ses disciples, Jésus rappelle qu’« on ne peut donner que ce qu’on a reçu ». 

Nous ne pouvons donner du fruit aux autres et au monde… nous ne pouvons donner de l’amour… que si, nous-mêmes, nous ressentons l’amour de Dieu pour nous, grâce à Jésus Christ…. que si nous nous ressourçons à la Source de vie qu’est Dieu lui-même. 

L’idée sous-jacente à cette image de la vigne et des sarments … et le lien qui les unit… c’est celle de la sève - l’énergie vitale - qui vient du cep qui coule dans les sarments.

Cette énergie vitale va ressourcer, nourrir et permettre la fructification. 

Jésus veut ainsi nous faire comprendre - de façon simple - que tout dépend de la connexion au cep… qui est à l’origine, à la source de toute bonne chose. 

C’est une image pour dire que c’est la communion au Christ qui nous sauve… puisque le Christ est lui-même connecté à Dieu.

C’est une manière de dire que c’est la communion avec Dieu qui nous sauve. 
Si nous sommes connectés à Dieu, nous sommes déjà, nous vivons déjà dans son salut, dans son amour. 

* C’est aussi ce que l’apôtre Paul dit dans ses épitres, lorsqu’il parle de la Grâce. Je cite ce verset bien connu :

« C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. 
Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. » (Ep 2,8) dit Paul.

Pour lui, cette communion avec Dieu nous est offerte. Et la réception de sa grâce, de son amour… nous la vivons par le canal de la foi, par la confiance … c’est-à-dire par le fait de s’abandonner à l’amour de Dieu (comme le Christ l’a lui-même vécu) : 

Dans le Nouveau Testament, la Croix (la Croix du Christ) est non seulement une réalité éprouvée par Jésus, mais aussi un symbole très fort :

L’image de la croix du Christ est l’image du don de soi le plus total : 
c’est l’image de quelqu’un qui osé et accepté d’abandonner sa vie et son âme à Dieu… qui lui a fait totalement confiance.

Si bien que, dans ses épitres, quand Paul parle de la confiance, il parle de « la foi de Jésus Christ » (non pas seulement de la foi en Jésus Christ, mais la foi de Jésus Christ) : il nous invite ainsi à imiter, à entrer dans la foi qui était celle du Christ… à y prendre part.

Cette foi, cette confiance, correspond à un lâcher prise complet : 

Dans la foi, nous acceptons de lâcher nos doutes, nos questions, nos interrogations… notre rationalité, notre mental, nos soucis, nos inquiétudes… 
Nous nous abandonnons à Dieu tout entier…  Nous nous ouvrons pleinement à lui… Et nous expérimentons sa lumière et sa présence : le feu de son Souffle en nous. 

Dès lors, nous expérimentons son amour et son salut, dans notre vie, dans notre existence. 

* Etre sauvé, cela veut dire être libéré, délivré, guéri… rendu intact, entier, pleinement nous-mêmes, en tant qu’enfant de Dieu. 

Le salut que Dieu apporte, par son amour, touche tous les domaines de l’existence : 
Nous sommes sauvés de tout mal, de tous les obstacles… 
Sauvés de la mort… du néant… du péché… de nos esclavages… de nos enfermements… de nos peurs… de l’angoisse… de nous-mêmes… du regard des autres… du jugement ou de la culpabilité… du non sens, de l’absurde. 

Oui Dieu nous sauve… sa présence - la communion avec Lui - nous libère.
Et tout le reste, toutes ces choses anciennes, n’ont alors plus d’importance par rapport à son amour. 

* C’est cette expérience de foi - cette expérience existentielle - que chaque croyant est appelé à vivre. 
Ce n’est pas seulement en lisant la Bible ou en venant au culte qu’on peut la découvrir (bien que ces choses soient certainement importantes !). 
Mais, c’est dans le coeur à coeur avec Dieu… c’est en entrant dans une vie de méditation et de prière personnelle. 

C’est ce que Jésus vivait lui-même : l’Evangile nous raconte qu’après ses rencontres avec la foule ou les guérisons qu’il prodiguait, il allait se ressourcer dans la prière, seul, sur la montagne… là, certainement, il retrouvait ses forces, dans le coeur à coeur avec Dieu, son Père. 

* Lorsqu’une personne reçoit le baptême (comme aujourd’hui), on appelle sur cette personne l’Esprit saint… c’est-à-dire qu’on demande à Dieu d’accompagner, de soutenir, de fortifier cette personne. 

On demande aussi à Dieu de transformer cette personne : que son amour l’épanouisse, la libère, la fasse entrer dans une vie nouvelle de confiance et de service … à la suite du Christ.

La foi qui est sous-jacente au baptême : c’est que Dieu fait route avec nous, c’est qu’il nous aime… mais c’est aussi que son Esprit, son Souffle peut nous influencer, nous guider, nous transformer. 

l’Evangile de la Grâce est un Evangile d’amour, de don offert… mais aussi un Evangile de transformation. 

Chers amis… cela nous pouvons le souhaiter à Nathalie en ce jour… mais, c’est aussi la grâce qui nous a été offerte depuis notre baptême : 
Dieu nous offre sa présence pour nous transformer. 

Ce n’est pas quelque chose de magique ni de la fiction… Dieu n’est pas Harry Poter, Dumbledore, ni la fée clochette.
C’est simplement l’idée de se connecter à Dieu… au divin… à la force vitale d’amour, qu’on appelle « Dieu »… et d’apprendre le lâcher prise, pour s’ouvrir à sa présence. 

Dire que la présence de Dieu, la communion avec Dieu nous sauve, c’est dire que Dieu peut progressivement nous transformer … petit à petit chaque jour…  il peut nous ouvrir… il nous libérer… nous rendre meilleur. 

Comme le dit Jésus avec l’image de la vigne… ainsi que le vigneron s’occupe des sarments… Dieu nous émonde, il nous taille, pour nous donner une nouvelle forme, pour nous permettre de grandir. 

Dire que le salut est un effet de la Grâce de Dieu… c’est dire que le salut est offert à tous. C’est affirmer qu’aucun obstacle, aucune condition n’est mise par Dieu.

En réalité, les obstacles au salut de Dieu ne viennent pas de Lui… puisque Dieu est vie et don de soi…  Ils ne viennent que de nous… de nos résistances… de notre ego… de notre orgueil… de notre indisponibilité… de notre manque d’ouverture.  

Dieu nous propose de venir faire sa demeure en nous… mais encore faut-il que nous acceptions de nous ouvrir à sa présence et à son amour… pour le laisser agir en nous, nous changer, nous transformer… pour évoluer, progresser, grâce à Lui… grâce à son Esprit d’amour. 

* Chers amis, en ce jour de Pentecôte… une seule chose est importante pour nous. Ce n’est pas la vérité historique des faits racontés par Luc… ni les images qu’il emploie (les langues de feu)…  Au delà des mots et des symboles, ce qui compte, c’est ce qui se cache derrière… dans l’expérience spirituelle vécue par les disciples. 

Nous sommes - nous aussi - appelés à recevoir l’Esprit d’amour de Dieu dans notre coeur, notre vie, dans notre intériorité … comme Jésus et comme les disciples… pour laisser le Souffle de Dieu nous construire, nous habiter, nous transformer. 

Jésus n’a jamais dit à ses disciples : Ne faites rien ! Continuez comme avant ! … Il n’a pas dit non plus : Soyez forts ! Luttez ! Débrouillez vous tout seuls ! 

Au contraire, il disait : convertissez vous ! Changez ! Evoluez ! 
Il disait : laissez Dieu agir en vous… faites lui confiance … et votre vie sera transformée : elle sera sauvée. 

« Etre sauvé », veut dire être libéré, guéri, transformé…  c’est devenir une personne nouvelle - vivant en communion avec Dieu. 

Cette nouveauté est l’oeuvre de l’amour de Dieu… et Dieu ne peut agir que si nous lui donnons la place de le faire dans notre vie, notre coeur et notre intériorité. 

Le règne de Dieu - disait Jésus - dans une de ses paraboles (cf.Mc 4, 30-32), est comparable à quelque chose de tout petit, comme une graine de moutarde qu’un homme prend et sème dans son champ… c’est -à-dire, en lui, dans le terreau de son coeur. 
C’est bien la plus petite de toute les semences, mais quand elle pousse, elle se transforme et devient la plus grande des plantes potagères, elle devient comme un arbre. Si bien que les oiseaux du ciel - de toutes sortes - viennent faire leur nids dans ses branches. 

Voilà ce que fait l’amour de Dieu… il peut nous faire croitre, nous faire grandir, et nous faire porter du fruit… pour nous ouvrir au don de soi.  

Ainsi… laissons-nous transformer par l’Esprit d’amour de Dieu ! 
Ouvrons-nous à la confiance… et sachons que Dieu agira en nous et dans notre vie !

Proclamons les merveilles d’un Dieu, dont l’amour peut soulever notre vie et nous transformer !

Nous sommes appelés à vivre cette expérience de la présence et du salut de Dieu, en nous. 

Que son son Souffle nous habite et que son règne vienne… en nous, dans notre intériorité. 


Amen. 


Textes bibliques 

Lc 15
1Les collecteurs d’impôts et les pécheurs s’approchaient tous de lui pour l’écouter. 2Et les Pharisiens et les scribes murmuraient ; ils disaient : « Cet homme-là fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »

Parabole de la brebis retrouvée
« Jésus leur dit cette parabole : « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une,  ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert,  pour aller à la recherche de celle qui est perdue,  jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? 
Et quand il l’a retrouvée, il la charge tout joyeux sur ses épaules, et, de retour à la maison, il réunit ses amis et ses voisins, et leur dit : 
“Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue !” 
Je vous le déclare, c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »

Parabole de la pièce retrouvée
8« Ou encore, quelle femme, si elle a dix pièces d’argent et qu’elle en perde une, n’allume pas une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ? 9Et quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines, et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la pièce que j’avais perdue !” 10C’est ainsi, je vous le déclare, qu’il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

Parabole du fils retrouvé […] (... Introduction orale de la parabole...)
"[…] Le plus jeune fils alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut ému aux entrailles (saisi de compassion) : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21Le fils lui dit : “Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils…” 22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds. 23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 24 car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.”"

Jn 15
 1« Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. 2Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il en porte davantage encore. 3Déjà vous êtes émondés par la parole que je vous ai dite. 4Demeurez en moi comme je demeure en vous ! De même que le sarment, s’il ne demeure sur la vigne, ne peut de lui-même porter du fruit, ainsi vous non plus si vous ne demeurez en moi. 5Je suis la vigne, vous êtes les sarments : celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera du fruit en abondance car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. 6Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, il se dessèche, puis on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent. 7Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous arrivera. 8Ce qui glorifie mon Père, c’est que vous portiez du fruit en abondance et que vous soyez pour moi des disciples. 9Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. 10Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme, en observant les commandements de mon Père, je demeure dans son amour.
11« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. 12Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés

Ac 2
 1Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. 2Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; 3alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. 4Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5Or, à Jérusalem, résidaient des Juifs pieux, venus de toutes les nations qui sont sous le ciel. 6A la rumeur qui se répandait, la foule se rassembla et se trouvait en plein désarroi, car chacun les entendait parler sa propre langue. 7Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Tous ces gens qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? 8Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? 9Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de l’Asie, 10de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Egypte et de la Libye cyrénaïque, ceux de Rome en résidence ici, 11tous, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu. » 12Ils étaient tous déconcertés, et dans leur perplexité ils se disaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela veut dire ? » 

dimanche 13 mai 2018

Bonheur et paix

Lectures bibliques : Ps 34, 12-15 ; Qo 3, 1-4.8-15 ; Jn 14 & Jn 20 (extraits) = textes en bas de page
Thématique : Bonheur et Paix… Qohélet et Jésus
Prédication de Pascal Lefebvre / Tonneins, le 13/05/18  / culte avec baptême

Ce matin, je vous propose d’explorer deux voies de bonheur : la première suggérée par l’Ecclésiaste (Qohélet), la seconde proposée par Jésus. 

* Nous l’avons entendu à travers un extrait, le sage Qohelet nous introduit dans la réalité de la vie, telle qu’il la voit. 
Pour lui, l’expérience humaine est bien limitée. De la naissance à la mort, il y a un moment pour tout… un temps pour chaque chose.
Par une longue énumération constituée de parallélismes antithétiques, Qohélet insiste sur la complexité de la vie. 

Dans l’existence, tout n’est pas linéaire, tout n’est pas cohérent… il y a - semble-t-il - des contradictions, en fonction des temps et des moments. 

Entre ombre et lumière, il y a parfois des temps destructeurs, tels que les guerres, mais aussi des occasions créatrices de vie que sont, par exemple, la naissance, l’amour ou la paix.

Beaucoup d’occasions dépendent de nous, de notre libre arbitre, de nos choix : planter, bâtir, chercher la paix… D’autres semblent nous échapper, comme naître ou mourrir. 

Nos existences sont prises dans le grand cycle de la vie, qui nous dépasse. 
A l’image des générations qui se succèdent sur la terre, nos vies sont marquées par ce qui passe (la vie individuelle, les occasions de bonheur pour chacun) et ce qui demeure (la vie elle-même, la vie - en général - qui se transmet, que se poursuit d’âge en âge, par-delà les générations). 

Qohélet semble montrer que, dans l’existence humaine, tout est provisoire, rien ne dure, tout change… en même temps, la vie elle-même ne s’arrête jamais… le grand cycle de la vie continue… quoi qu’il arrive. 

Ce motif du temps qui passe avec ses différentes saveurs, et ces diverses couleurs, ouvre une question existentielle : 
Face à ce constat, quel profit y a -t-il pour l’homme ?

« Quel profit y a-t-il pour l’homme dans toute la peine qu’il peine sous le soleil ? » (Qo 1,3) 
« Quel profit à l’artisan du travail qu’il fait ? » (Qo 3,9) 

Autrement dit : qu’est-ce qu’on est en droit de retirer de tout ce qu’on fait ?
C’est la question légitime de quelqu’un qui s’interroge sur le sens de la vie… sur la possibilité du bonheur. Et qui semble éprouver, parfois, une lassitude… une fatigue… face à la vie : A quoi bon demande-t-il ? Quel sens tout cela a-t-il ? 

Cette question ouvre Qohélet sur un constat de modestie : 
Pour lui, l’existence humaine est trop limitée… la connaissance humaine est trop fragmentaire… pour percevoir le sens de la vie. Car, l’homme ne peut franchir les limites du temps présent. 
Seul Dieu le peut. Le sens de la vie lui appartient, à Lui seul. 

C’est ce que Qohélet affirme dans ce verset - Je cite :
« Dieu fait toute chose agréable en son temps ; au coeur de l’homme, il donne même la pensée de l’éternité, sans que l’homme puisse trouver l’oeuvre que Dieu fait du début jusqu’à la fin » (3,11).

Cette réflexion du sage débouche sur deux ouvertures positives qui invitent à la reconnaissance : Quelle reconnaissance ? 
- Premièrement, savoir se réjouir de la vie, de ce qui nous est donné.
- Deuxièmement, respecter Dieu - le craindre - c’est-à-dire éprouver du respect et de la confiance devant sa face. 

Face aux aspects contradictoires de la vie, dont la connaissance humaine limitée ne permet pas de comprendre la cohérence… face à l’immensité de l’oeuvre de Dieu… Qohélet désigne cette voie de sagesse selon laquelle il est possible - malgré tout - de trouver du bonheur, dans les moindres instants plaisants de la vie.  Je le cite à nouveau :

« J’ai reconnu qu’il n’y a rien de bon pour les hommes, sinon de trouver du plaisir et de faire le bien durant leur vie.
Mais aussi, tout homme, qui mange, boit et goûte au bonheur en toute sa peine, cela est un don de Dieu ». (3, 12-13)

Ainsi donc, selon le sage, il nous revient de saisir les occasions de bonheur - de bien être - qui se présentent à nous dans les choses simples de la vie : manger, boire, se faire plaisir.

Il précise que toutes ces petites choses - qui participent au bonheur de vivre - sont des dons de Dieu. 

Cette invitation à accueillir et à saisir les occasions de bonheur qui passent, ouvre le lecteur au thème du respect - de la confiance - de la crainte de Dieu : 
La crainte, non pas au sens de la méfiance, mais de la conscience que tout vient de Dieu.

Je cite à nouveau la fin du passage que nous avons entendu :
« J’ai reconnu que tout ce que fait Dieu, cela durera toujours ; il n’y a rien à y ajouter, rien à y retrancher, c’est Dieu qui fait en sorte qu’on ait de la crainte - du respect - devant sa face.
Ce qui est arrivé, c’est ce qui est déjà, et ce qui arrivera existe déjà, mais Dieu va rechercher ce qui a disparu. » (3, 14-15) 

Pour Qohélet l’action de Dieu est belle (il fait toute chose agréable en son temps -v 11) et elle est éternelle. 
Le sens de la vie appartient à Dieu seul. Car, Il est à l’origine de tout ce qui se fait de bon pour l’homme. 

De son côté, l’action de l’homme reste besogneuse, provisoire et éphémère… mais peu importe. 

En prenant acte de ses limites, le sage acquiert une conviction forte : les joies simples de l’existence sont ce qui revient à l’homme, au temps voulu par Dieu. 
Pour profiter de la vie, pour en apprécier les saveurs, il convient donc d’accueillir ce que la vie nous donne… il convient d’accorder son temps avec celui de Dieu.

Même si le plan divin demeure obscure aux yeux des hommes… même si nous sommes contraints d’accepter nos limites … il est possible d’apprécier les bons côtés de la vie qui se présentent… en ayant conscience, d’une part, que la vie nous offre des joies agréables, bien qu’éphémères… et, d’autre part, que tous ces bons côtés viennent de Dieu : qu’ils trouvent leur origine en Dieu.

En d’autres termes, « craindre » Dieu revient à accepter de jouir des biens qu’il nous offre gratuitement. C’est également consentir à entrer en relation avec Celui-là seul qui connaît tout. 
« Craindre Dieu » signifie donc s’en remettre à Lui dans la confiance. 

Chers amis… c’est donc le premier point que nous pouvons retenir sur ce thème du « bonheur » que nous abordons aujourd’hui. 

Pour l’Ecclésiaste… le bonheur ne se trouve pas au bout d’efforts surhumains… il n’est pas à arracher, mais à accueillir, quand il passe. 
Il se cueille dans le présent, comme le fruit tangible d’un don de Dieu à recevoir.

C’est - je crois - un état d’esprit, une attitude : de modestie, d’humilité, mais aussi de disponibilité intérieure, d’accueil, d’attention… qui nous permet de saisir les petits bonheur de la vie… qui se présentent à nous aux temps favorables. 

L’homme peut avoir part au bonheur. Cette « part », il y accède par sa capacité d’émerveillement et de jouissance… par sa capacité d’apprécier les bons côtés de la vie (Ec 3, 12-13), en jouissant des bonnes choses que lui procure son travail (Ec 2,24 ; 3, 13.22 ; 5,17 ; 9,7-10) dans le présent… indépendamment de ce qui adviendra dans l’avenir.

C’est une sagesse simple… qui consiste à prendre acte des moindres instants de plaisir et à s’en réjouir. Mais cette sagesse implique de prendre le temps d’être heureux… car, il est question de remarquer, d’accueillir les instants de bien-être et de joie, lorsqu’ils sont à portée de main. 

Le bonheur, ce serait donc d’abord une attitude, un art de vivre au jour le jour, dans la disponibilité et la reconnaissance… en accueillant la vie comme elle vient, comme un don de Dieu, tout en gardant les pieds sur terre.

Lorsqu’on s’approche d’un petit enfant… comme c’est le cas aujourd’hui… pour ce baptême… on se dit que « oui » le bonheur est là : l’être humain est une merveille de la création… une oeuvre magnifique de Dieu… On peut se réjouir pour le bonheur et la joie qui nous est donnée de partager la vie et l’amour de cette petite créature, qui porte quelque chose de divin en elle… une étincelle de l’amour de Dieu. 

* J’en viens maintenant à mon deuxième point : Après le bonheur… comme capacité et disponibilité à accueillir les belles et bonnes choses de la vie… le bonheur, comme capacité et disponibilité pour entrer dans la paix, la paix qui vient de Dieu.

Après avoir interrogé une jeune maman sur sa vision du bonheur… et avoir constaté que Qohélet nous parle aussi de cela…  je demandais la semaine passée à une dame d’un certain âge - qui a une bonne expérience de la vie - qu’est-ce que c’était pour elle le bonheur ?

Elle m’a répondu, le bonheur, c’est la paix ! 
Je dois dire que cette réponse m’a fait réfléchir… et m’a renvoyé vers ce que dit Jésus dans l’évangile de Jean. 

La paix… la paix : mais, qu’est-ce que la paix ?

La paix, c’est d’abord le contraire de l’angoisse, de l’inquiétude, des soucis. 
La paix, c’est aussi des relations accordées, bonnes et calmes avec les autres. 
La paix, c’est la concorde, la tranquillité, régnant en soi et dans les rapports entre plusieurs personnes. 

Oui… tout cela est beau et bon… c’est précieux… mais la paix - la vraie paix - n’est-ce pas encore autre chose ?

Je veux dire… Jésus n’a jamais dit : je vous fiche la paix… je vous laisse tranquille… Mais « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (cf. Jn 14,27).

Il nous parle de la paix de l’âme… de la paix de l’esprit qui vient de Dieu. 

Dans la Bible, la paix est plénitude de vie. Elle est liée à l’idée d’achèvement, d’accomplissement, de plénitude.

« Être en paix » est lié au fait d’être intact, sauvé, unifié (accordé, uni) à Dieu. 

Cette paix… elle vient de Dieu. 
Elle fait que nous ne percevons plus aucun trouble, plus aucune inquiétude… nous sommes dans un état de pleine confiance (et conscience) avec Dieu… nous sommes en communion avec Dieu et avec nous-mêmes. Et dès lors, nous sommes pleinement sereins… quelles que soient les circonstances extérieures. 

Dans l’évangile selon Jean, il est intéressant de souligner que Jésus, au moment où il va partir, au moment où il sait que sa mort est proche, fait une promesse à ses disciples : il leur promet la paix… il affirme que c’est l’Esprit saint… le Souffle de Dieu… qu’ils vont recevoir, qui leur donnera cette paix véritable : la paix de l’âme (cf. Jn 14 & Jn 20). 

Jésus, le Messie, le Prince de la paix… promet la présence, la venue prochaine du Saint Esprit qui apportera la paix. 

Cette promesse semble s’être réalisée, après sa mort. Puisque lors d’une expérience spirituelle inouïe que raconte Jean, les disciples discernent la présence du Ressuscité et reçoivent son Souffle. 

Je cite à nouveau ces versets : « A nouveau, Jésus leur dit : "La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie." Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l’Esprit Saint" » (cf. Jn 20, 21-22)

Il semble que cette affirmation ouvre à tous les disciples du Christ un chemin … une promesse de bonheur, de plénitude : 
Jésus nous invite à trouver la paix de l’âme dans la présence de Dieu, dans la confiance en Dieu. 
Quelles que soient les vicissitudes de la vie et les obstacles, il est possible de trouver la paix dans la présence de Dieu, dans la méditation… dans le coeur à coeur avec son Esprit saint. 

C’est une voie de bonheur que Jésus nous propose, qui est liée au fait d’apprendre à lâcher-prise, à faire totalement confiance à Dieu.

Face aux inquiétudes, aux angoisses, à toutes nos peurs … je crois que nous avons tous besoin de cet Esprit de paix que Jésus est venu transmettre à ses disciples. Il rappelle qu’il nous est offert. 

Pour le recevoir, Jésus nous invite à entrer dans le lâcher-prise, dans la confiance… il nous invite à remettre à Dieu tous nos soucis, à lui confier… et, dès lors, à recevoir son Esprit de paix.

Il me semble que cette possibilité que Jésus nous ouvre, est une réalité que nous ne saisissons pas toujours : Dans nos existences, nous sommes souvent pris dans le flot de la vie, dans les activités, les projets, les problèmes, les inquiétudes, les préoccupations… et, nous ne prenons pas toujours le temps de nous arrêter, pour méditer, pour ressentir et recevoir cette paix qui vient de Dieu. 

J’entends là une invitation à nous rendre disponibles, pour recevoir cette paix. Jésus nous rappelle que c’est dans le détachement et la confiance que nous pouvons explorer cette paix véritable… synonyme de bonheur. 

Evidement, parvenir à se détacher de ses préoccupations matérielles, de ses soucis, de ses inquiétudes, mais aussi de ses projets, de ses désirs, de ses souhaits… est une chose difficile. 
C’est, en quelque sorte, consentir à un abandon, un lâcher prise… 

Cela signifie d’accepter que tout ne dépend pas de soi…  qu’on peut faire ce qu’on a à faire… et aussi remettre le résultat à Dieu.
On peut confier tout cela (toutes ses préoccupations) au Seigneur, pour trouver la paix de l’esprit… pour trouver le chemin du bonheur dans une relation de confiance en la vie et en Dieu.

Jésus disait : « venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau… et je vous donnerez le repos ! » (cf. Mt 11,28)
Ailleurs, il disait encore : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira. […] Si vous… vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. » (cf. Lc 11,9-13). 
Il nous propose de faire confiance à Dieu et lui demander son Esprit saint, pour vivre chaque jour de sa paix. 

En ce jour de joie… c’est tout ce que nous pouvons souhaiter à la petite Victoria qui vient de recevoir le baptême : qu’elle puisse écouter Qohélet (pour profiter des bonnes choses de la vie) et Jésus (pour trouver la voie de la paix et de la confiance)… car Dieu nous aime et veut notre bonheur… il nous propose de suivre Jésus pour trouver la voie de notre propre accomplissement … pour trouver le chemin du bonheur avec les autres.  

Amen. 


Textes bibliques

Introduction

Pour préparer le culte d’aujourd’hui et le baptême de Victoria, j’ai rencontré à plusieurs reprises Elodie - sa maman. 
Avec Elodie, nous avons choisi de méditer sur le thème du bonheur, car quand on est la maman d’une belle petite fille comme ça… on a forcément envie de parler du bonheur de vivre. 
Certes, la vie n’est pas un long fleuve tranquille… il y a parfois des épreuves et des difficultés… mais il y a aussi des moments de joie… et c’est là - dans ces moments heureux - qu’on se dit que la vie vaut le coût… qu’elle peut être belle. On s’inscrit alors dans la reconnaissance et la gratitude. 
Aujourd’hui - en ce jour de joie et de baptême - je vous propose donc d’explorer ce thème du bonheur à travers quelques lectures bibliques : 

Lectures

Rm 12, 12-18 (Volonté de Dieu / au cours du culte)
Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans la détresse, persévérants dans la prière. Soyez solidaires des saints [des croyants/ des frères] dans le besoin, exercez l’hospitalité avec empressement. Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord entre vous : n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages. Ne rendez à personne le mal pour le mal ; ayez à cœur de faire le bien devant tous les hommes. S’il est possible, pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes

Ps 34, 12-15
Fils, venez m’écouter !
Je vous enseignerai la crainte [le respect] du SEIGNEUR.
Quelqu’un aime-t-il la vie ?
Veut-on voir des jours heureux ?
Garde ta langue du mal
et tes lèvres des médisances.
Evite le mal, agis bien,
recherche la paix et poursuis-la !

Qo 3, 1-4. 8-15
Il y a un moment pour tout
et un temps pour chaque chose sous le ciel :
un temps pour enfanter et un temps pour mourir,
un temps pour planter et un temps pour arracher le plant,
un temps pour tuer et un temps pour guérir,
un temps pour saper et un temps pour bâtir,

un temps pour pleurer et un temps pour rire,
un temps pour se lamenter et un temps pour danser, […]
un temps pour aimer et un temps pour haïr,
un temps de guerre et un temps de paix.

Quel profit a l’artisan du travail qu’il fait ?
Je vois l’occupation que Dieu a donnée
aux fils d’Adam pour qu’ils s’y occupent.
Il fait toute chose belle en son temps ;
à leur cœur il donne même le sens de la durée (la pensée de l’éternité)
sans que l’homme puisse découvrir
l’œuvre que fait Dieu depuis le début jusqu’à la fin.

Je sais qu’il n’y a rien de bon pour lui
que de se réjouir et de se donner du bon temps durant sa vie.
Et puis, tout homme qui mange et boit
et goûte au bonheur en tout son travail,
cela, c’est un don de Dieu.
Je sais que tout ce que fait Dieu, cela durera toujours ;
il n’y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher,
et Dieu fait en sorte qu’on ait de la crainte [du respect] devant sa face.

Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été,
et Dieu va rechercher ce qui a disparu.

Jn 14, 15-17. 25-28a
« Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ; moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet (un avocat, un protecteur) qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous. […] Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous ; le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre. Vous l’avez entendu, je vous ai dit : « Je m’en vais et je viens à vous ».

Jn 20, 19-22

Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des autorités juives, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. » Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Alors, à nouveau, Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ».